"Il y a dans le cœur de l'homme un vide en forme de Dieu" a dit un philosophe. *
La Bible, quant à elle, dit que Dieu a mis dans le cœur de l'homme la pensée de l'éternité. *
Autrement dit, en chaque homme il y a une recherche et une soif de quelque chose de plus grand que nous.
Cependant, nous avons une grande facilité à douter de l'existence de Dieu, à remettre en question sa toute-puissance et son omniscience.
D'un autre côté, nous adhérons facilement à des croyances populaires, sans fondement.
Et même lorsque nous croyons en lui, nous pouvons lui préférer notre propre jugement ou nos désirs. Il nous arrive aussi d'avoir une image déformée de sa personne.
Alors... quelles croyances nourris-tu ?
Les citernes crevassées
Dans le livre de Jérémie, Dieu fait un reproche à son peuple :
"C'est un double mal que mon peuple a commis :
ils m'ont abandonné,
moi qui suis une source d'eau vive,
pour se creuser des citernes,
des citernes fissurées qui ne retiennent pas l'eau."
Imagine :
tu vis à côté d'une source d'eau fraîche et potable intarissable. Et tu te creuses un puits qui ne t'amène qu'un peu d'eau boueuse... et encore pas toujours.
Quelle sottise, n'est-ce pas ?
C'était le péché d'Israël à ce moment-là : se détourner de Dieu en pensant trouver mieux ailleurs.
Parfois, on croit que Dieu veut nous priver de certaines choses. On s'imagine qu'en quittant ses voies notre vie sera meilleure.
Immanquablement, un jour où l'autre on aura soif, très soif.
Alors pourquoi chercher ailleurs ce que lui seul peut véritablement nous donner ?
Jésus a dit :
"C’est moi qui suis le pain de vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim,
et celui qui croit en moi n’aura jamais soif." *
Un ego démesuré
C'est lorsque l'on pense mieux savoir que Dieu.
Oh ! Si tu y réfléchis, tu trouveras probablement plusieurs situations dans lesquelles c'est ce que tu as cru.
Dans le livre d'Ésaïe, Dieu reproche au peuple de mépriser l'eau de Siloé qui coule doucement et d'éprouver de la joie en pensant à Retsin et au fils de Remalia. *
Hum... Le lien entre les deux n'est pas évident de prime abord.
Mais voici ce que nous révèle ce passage.
Le peuple bénéficiait de cette source à Jérusalem. Elle était régulière et limpide mais coulait doucement. Cette eau tranquille leur a paru manquer de saveur. Ils ont préféré la vie "pimentée" d'un certain Retsin, roi de Damas — qui signifie "Ferme" — et du fils de Remalia. Remalia était roi. Mais son fils, Pekach, a décidé que son temps tardait trop à venir et que celui de son père avait assez duré. Il a conspiré contre lui et l'a tué... pour devenir roi à sa place.
Voilà le type d'hommes que le peuple admirait à cette époque : un roi païen qui dirigeait ses affaires en comptant sur sa force, et un fils qui suit son ambition au détriment des relations.
Compter sur Dieu leur paraissait désuet. La douceur et la patience n'étaient pas leurs vertus préférées.
Ce sont pourtant celles que Dieu aime voir se développer en nous. Et les chemins par lesquels il nous conduit sont souvent très instructifs dans ce domaine.
Encore faut-il lui faire confiance et lui laisser les rênes de notre vie... même si ce que nous attendons semble tarder, même si nos intérêts semblent bafoués.
Rappelle-toi que "Dieu fait toute chose belle au moment voulu." *
Un grand sage a dit :
"Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur
et ne t'appuie pas sur ton intelligence !
Reconnais-le dans toutes tes voies (...)
Ne te prends pas pour un sage,
crains l'Éternel et détourne-toi du mal." *
Le piège des choses plaisantes
Dans une de ses lettres, l'apôtre Paul annonce que :
"Un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine.
Au contraire, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables,
ils se donneront une foule d'enseignants conformes à leurs propres désirs.
Ils détourneront l'oreille de la vérité
et se tourneront vers les fables." *
N'est-ce pas ce qui arrive lorsque l'on ignore certains passages bibliques qui nous déplaisent ?
À leur place, on leur préfère les courants de pensée à la mode.
Ils conviennent tellement mieux à notre volonté !
Sans le savoir, c'est aussi ce que l'on fait en ne creusant pas les vérités de la Parole de Dieu.
On préfère croire ce qu'on a toujours cru, ce qui nous a toujours été enseigné.
C'est tellement plus confortable !
C'est aussi ce qui se passe lorsqu'on essaie d'adapter la Parole de Dieu à notre façon de penser et de vivre, au lieu de nous laisser transformer par elle.
Pour cela, on se rassure et on se leurre soi-même avec des raisonnements humains qui nous confortent dans nos choix.
C'est tellement plus plaisant !
Crois-moi. Tu n'as besoin que de la Parole de Dieu. Et d'elle en entier. C'est elle qui permettra au Saint-Esprit de façonner l'image de Dieu en toi.
Jésus a dit :
"Sanctifie-les par ta Parole. Ta Parole est la vérité". *
Les croyances erronées
Parfois — souvent, devrais-je dire — nous croyons des choses fausses au sujet de Dieu, nous lui prêtons de mauvaises intentions, nous avons une vision faussée de lui.
Le problème, c'est que cela nous éloigne bien souvent de lui.
C'est le cas du roi Yoram, par exemple. *
Sa connaissance de Dieu était très vague et très superficielle.
Aussi, lorsqu'une difficulté inattendue est survenue, il a tout de suite pensé que Dieu avait prévu cette circonstance pour sa perte.
Mais la suite de l'histoire montre la délivrance surnaturelle de Dieu au sein de cette situation.
Le prophète Osée le dit :
"Mon peuple périt faute de connaissance". *
Connaître Dieu et ses valeurs, écouter son cœur, devenir intime avec lui... nous évite de médire de lui.
Plus on le connaît, plus on l'aime et mieux on parle de lui.
Pour Job, c'est au travers d'un temps de dépouillement et de souffrance qu'il a pu entendre Dieu comme jamais auparavant. Il a alors pu s'exclamer :
"Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil te voit." *
Mais tu sais, pas besoin d'attendre la souffrance. Fais comme Asaph : entre dans la présence de Dieu. *
C'est là qu'il change notre regard et que nous comprenons mieux ses voies.
C'est là que nos croyances erronées fondent comme neige au soleil.
Mais qui est ton Dieu ?
N'est-ce pas le Dieu de l'univers ?
Le Créateur de tout ce qui existe ?
Celui dont la grandeur, la sagesse, l'intelligence et l'amour sont manifestes dans toutes ses œuvres ?
Ne peux-tu pas avoir confiance en lui ?
Souviens-toi !
Il dit :
"Je t'instruirai et je te montrerai le chemin que tu dois suivre.
Je te conseillerai,
j'aurai le regard sur toi." *
Son regard et sa main sont sur toi. Pas pour te nuire, mais pour te conduire avec amour.
Crois qu'il te veut du bien !
Il te donnera direction et sagesse pour avancer chaque jour.
Il dit aussi :
"Fais appel à moi et je te répondrai.
Je t'annoncerai des choses cachées
que tu ne connais pas." *
Ton Dieu te parle. Il aime que tu passes du temps avec lui, que tu l'interroges, que tu restes à son écoute.
Crois qu'il veut se révéler à toi !
Il veut que tu progresses dans la connaissance que tu as de lui. Il veut te surprendre.
Et le prophète rappelle :
"Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées. (...)
Elles se renouvellent chaque matin." *
L'amour de Dieu ne dépend pas de tes réussites ni de tes échecs. Aimer fait partie de sa nature profonde. Cet amour est manifeste dans sa création... et à la croix.
Crois que Dieu t'aime et qu'il souhaite te combler de ses bienfaits !
Vie abondante, liberté, croissance, accomplissement... Tels sont les cadeaux qu'il te réserve.
Alors ?
Prête à placer ta confiance en Dieu seul ?
"Goûtez et voyez comme l'Éternel est bon !" Psaume 34.9
* Références :
Introduction --> Un vide en forme de Dieu : cette citation est souvent attribuée à Blaise Pascal ; La pensée de l'Éternité : Ecclésiaste 3.11
Les citernes crevassées --> Jérémie 2.13 ; Jean 6.35
Un égo démesuré --> Ésaïe 8.6 ; Ecclésiaste 3.11 ; Proverbes 3.5-8
Le piège des choses plaisantes --> 2 Timothée 4.3-4 ; Jean 17.17
Les croyances erronées --> 2 Rois 3.9-10 ; Osée 4.6 ; Job 42.5 ; Psaumes 73.1-28
Mais qui est ton Dieu --> Psaumes 32.8 ; Jérémie 33.3 ; Lamentations 3.22-23
As-tu le désire de dire à Dieu que tu places en lui ta confiance ?
Alors écoute ce chant de Dan Luiten, là, juste en-dessous.
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