Dieu m'a rapproché

Publié le 14 juillet 2026 à 04:40

On peut être loin de Dieu de bien des façons.

Par révolte.
Par sentiment d’illégitimité.
Par culpabilité.

Pourtant, Dieu n’a qu’un désir : rapprocher ceux qui sont loin.

Voici trois récits bibliques racontés comme des témoignages. Trois histoires différentes… mais une même grâce.

 

 

Fils indigne *

Je ne me rendais pas compte à quel point j'étais privilégié : un père travailleur qui avait fait prospérer l'entreprise familiale.

Je ne manquais de rien... sauf de liberté. Enfin... c'est ce que je croyais.

Alors un jour j'y suis allé au culot : 

— Papa, donne-moi ma part d'héritage. Je ne veux plus travailler pour toi. J'ai besoin de respirer, de voir le monde. Je veux croquer la vie à pleines dents.

J'ai bien vu qu'une ombre de tristesse est passée dans ses yeux et que son front s'est plissé. Mais ma décision était prise.

 

Mon compte en banque bien rempli, j'ai voyagé et fait des rencontres.

J'en ai profité au maximum : loisir par-ci, plaisir par-là... j'ai consommé autant que j'ai pu.

Sauf que je ne pensais pas que l'argent allait fondre si vite.

 

Puis le pays a connu une grave crise économique. Impossible de trouver du travail. Tout le pays était dans la misère... et moi avec.

Je n'avais plus de chez moi. Je me suis retrouvé à la rue.

J'ai gardé des cochons et je puais autant qu'eux.

Je ne gagnais pas suffisamment ni pour me nourrir correctement ni pour me loger décemment.

J’en étais arrivé à envier la nourriture des cochons…

 

Et là, j'ai réalisé ma stupidité :

j'avais tout chez mon père et j'étais bien traité.

Oui, il me demandait de respecter ses valeurs mais elles étaient constructives.

J'ai réalisé que tout ce qu'il faisait, il le faisait par amour pour mon frère et moi.

 

Plus j'y pensais, plus je me sentais mal à l'aise : 

Oh ! Comme j'ai été loin dans le mépris de mon héritage,

loin dans l'ingratitude,

loin dans ma bêtise,

et loin dans ma déchéance.

 

Comme je regrettais !

 

Et un jour, j'ai dit : "Ça suffit ! Je vais retourner à la maison."

 

Et je me suis préparé à ce que je dirais à mon père.

Cela m'était égal qu'il ne veuille plus de moi comme fils. S'il acceptait de me prendre comme l'un de ses ouvriers, je vivrais mieux qu'ici et maintenant. J'avais peur de l'accueil qu'il me réserverait mais je savais malgré tout que c'était la meilleure chose à faire.

 

Mais alors que je revenais, cœur brisé et tête basse, mon père m'a aperçu de loin.

Je m'étais préparé à des reproches, ou à une leçon de morale.

Au lieu de cela, il a couru vers moi et m'a ouvert grand les bras pour que je m'y blottisse.

J'ai pleuré,

j'ai imploré son pardon,

mais c'est à peine s'il m'écoutait.

Dans un tourbillon de joie, il m'avait rhabillé, redonné ma place de fils et déjà il donnait ses ordres pour qu'un festin soit préparé en mon honneur.

Il débordait de joie. Et moi, j'étais abasourdi et tellement soulagé !

Soudain, j'ai compris mon privilège d'être le fils de mon père. Mon cœur s'est gonflé de reconnaissance et de fierté.

J'étais de retour à la maison.

Désormais, c'est sûr, je mettrai tout mon cœur à la tâche,

car, mon bonheur à moi, c'est d'être auprès de mon père.

C'est lui, ma plus grande richesse.

 

Réflexion

En Jérémie 31.3-4 il est écrit :

"De loin, l'Éternel se montre à moi" — tiens ? Comme le père du fils prodigue — 

Et Dieu dit : "Je t'aime d'un amour éternel, c'est pourquoi je te conserve ma bonté. Je te rétablirai et tu seras rétablie (...) Tu resplendiras (...) et tu te mêleras aux danses (...), tu planteras encore des vignes".

 

Alors...

si toi aussi tu t'es éloignée du Père céleste, ne crains pas de te rapprocher.

Car l'amour du Père n'a pas changé.

Il espère et soupire après ton retour dans sa maison.

Il t'attend pour t'accueillir avec honneur et pour te restaurer.

 

Maman désespérée

Ce n'était plus possible !

Mon cœur de maman était en mille morceaux : ma fillette était si cruellement tourmentée dans son esprit !

Il fallait que cela cesse !

J'avais entendu parler de Jésus de Nazareth. 

J'avais compris qu'il était un grand prophète.

Mais je savais que le Dieu des Juifs leur était plutôt exclusif. Israël, c'était son peuple. C'est lui qu'il chérissait et visitait par l'intermédiaire de ce Jésus.

Moi, je suis syro-phénicienne. Une étrangère, quoi.

Donc je savais que je n'étais pas légitime pour aller solliciter l'aide de Jésus.

 

Mais personne n'avait rien pu faire pour ma fille. Seul quelqu'un qui avait autorité sur les démons pouvait intervenir. Et Jésus, je savais qu'il l'avait, cette autorité.

Alors j'ai pris mon courage à deux mains.

Et puis d'ailleurs, je m'étais suffisamment renseignée sur lui pour savoir que c'était une personne remplie d'amour.

Il fallait que j'agisse.

Il fallait que j'ose.

La vie et la santé de ma fille en dépendaient.

Alors j'y suis allée.

 

— Seigneur, lui ai-je dit, je t'en supplie, viens chasser le démon qui tourmente ma fille !

— Ce n'est pas possible, me répondit-il. Je dois me concentrer sur les besoins de mon peuple.

Celle-là, je m'y attendais.

Alors j'ai répondu du tac-au-tac : 

— Je ne te demande qu'une miette de ce que tu accordes aux tiens, comme un petit chien viendrait manger les miettes qui tombent de la table de son maître.

Ce cri était sorti du plus profond de mon cœur.

Car pour moi, tout étrangère que j'étais, ce Jésus et son Dieu si bon et si puissant, je le voulais pour maître.

 

Et que vous me croyiez ou non, son cœur a été touché par le mien. Il m'a dit :

"À cause de cette réponse, va, retourne chez toi, le démon vient de quitter ta fille."

Et quand je suis arrivée chez moi, j'ai trouvé ma fille paisible, entièrement délivrée.

Oui, le démon était parti.

 

Je n'appartenais pas au peuple de Dieu, et pourtant Dieu m'a fait grâce. *

 

 

Réflexion

La Bible nous apprend que, par Jésus, Dieu a réuni tous les peuples en un seul troupeau et que ceux qui croient en Jésus sont adoptés par Dieu.

L'apôtre Paul déclare :

"Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ" 

(...)

"Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors, mais vous êtes concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu." *

 

Alors...

Ne te crois pas illégitime pour t'approcher de Dieu.

Ton passé, ta lignée familiale, ton histoire personnelle ont creusé un écart entre Dieu et toi ?

Ne t'inquiète pas.

Approche-toi de Dieu avec cœur et avec foi : il veut faire de toi sa fille et répondre à ton besoin.

 

 

Traître !

Si tu savais comme je l'aimais !

D'un amour profond et sincère.

Lorsque je lui ai dit que je resterai avec lui à la vie, à la mort, je le pensais vraiment.

Et pourtant j'ai failli.

J'ai eu peur... tellement peur.

Alors je l'ai renié. J'ai dit que je ne le connaissais pas, que je n'avais rien à voir avec lui.

Et je l'ai abandonné entre les mains de ses ennemis.

Ils l'ont mis à mort... cruellement.

 

Après cela, je ne savais plus où j'en étais.

Je ne savais plus quoi penser. Je ne savais plus que croire.

Toutes mes idées étaient embrouillées.

À vrai dire, j'essayais de ne plus trop penser pour anesthésier la douleur morale que je ressentais au plus profond de mes tripes.

 

Combien de temps je suis resté comme ça, avec le poids de ma culpabilité ? 

Je ne sais plus exactement. Dix ou quinze jours, peut-être.

 

J'aurais dû me réjouir car, à plusieurs reprises, nous avons eu la preuve de sa résurrection. Il est venu nous rencontrer, les uns et les autres en différents lieux.

Mais je n'osais plus croiser son regard et nous n'avions pas encore eu le temps de discuter de ce qui s'était passé cette nuit-là.

Alors je survivais, avec cette oppression dans le cœur, avec le poids immense de ma culpabilité... un poids beaucoup trop lourd pour moi.

 

Et puis un jour, il m'attendait au bord de la mer, avec du poisson grillé sur le feu.

Il me connaissait si bien.

Il a pris le temps de me parler, de me poser des questions et de me rassurer sur son amour pour moi.

Et j'ai compris que tout pouvait recommencer entre nous, que notre amitié n'était pas brisée et qu'il m'acceptait encore dans son équipe.

Oh ! Waouh ! Comme cela m'a fait du bien ! J'en ai été entièrement restauré.

Et depuis, je le sers du mieux que je peux.

 

Réflexion

Alors...

Si toi aussi tu es déçue par toi-même, 

si tu as connu un terrible échec spirituel...

Ne crois pas que c'en est fini de toi.

Ne crois pas que, même s'il te pardonne, tu ne pourras plus jamais jouir de son amitié.

Car en réalité, Dieu demeure stable dans l'affection qu'il nous porte.

Comme autrefois à son peuple coupable, Dieu te dit :

"Je vais te délivrer de la terre lointaine (...) Je provoquerai ton rétablissement, je guérirai tes blessures". *

 

Laisse-toi surprendre par son amour et l'attention particulière qu'il te porte.

Il n'en a pas fini avec toi.

 

* Références bibliques :

Fils indigne : Luc 15.11-24

Maman désespérée : Marc 7.24-30 ; Éphésiens 2.12 ; Éphésiens 2.13 et 19

Traître : Jean 18. 15-18 , 25-27, Jean 21.1-22 ; Jérémie 30.10 et 17

 


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