Marie, ma très chère fille,
Alors que tu étais toute jeune, ton cœur brûlait déjà pour moi.
Ta ferveur réchauffait mon cœur.
J'ai décelé en toi une douceur, une humilité et une obéissance peu communes.
Alors je t'ai choisie parmi une multitude.
La puissance de mon Esprit est venue sur toi
et Jésus s'est formé en toi.
Pour que tu ne sois pas seule,
je t'ai donné Joseph, un homme bien, courageux et travailleur.
Lui aussi m'aimait et me respectait.
Ensemble, vous avez élevé Jésus.
Vous avez pris soin de lui.
Vous l'avez protégé.
Vous l'avez aimé comme votre enfant.
Et je vous ai chéris tout particulièrement pour cette attention et cette tendresse que vous lui avez données.
Marie,
tu savais que cet enfant venait de moi.
Tu savais que son avenir serait spécial.
Tu avais imaginé son parcours.
Tu le voyais déjà libérant ton peuple de l'oppression et devenant roi.
Mais rien ne s'est passé comme tu l'avais imaginé.
À un moment donné, tu as même cru qu'il déraisonnait.
Tu t'es inquiétée.
Tu as essayé de le ramener dans ce que tu croyais être mon plan pour lui.
Et puis tu as discerné quelque chose de plus grand, de plus fort, de plus merveilleux.
Quelque chose qui émanait de lui et qui parlait de moi.
Tu l'as vu... et tu l'as suivi.
Non plus pour le ramener à la raison,
mais comme une disciple.
Et puis il y a eu la croix.
Oh ! Marie !
Mon cœur a saigné avec le tien.
Moi aussi, une épée a transpercé mon âme.
Pour toi, tout s'est brouillé.
Tu ne comprenais plus rien.
Mais alors que tu étais déchirée au plus profond de toi-même,
voyant celui que tu aimais, comme fils et comme Seigneur, mourir dans la douleur et l'humiliation,
alors que ton esprit traversait un épais brouillard...
son cœur à lui s'est tourné vers toi.
Toute notre tendresse pour toi s'est exprimée à ce moment-là :
il t'a confiée à Jean, son disciple bien-aimé,
pour que tu n'affrontes pas seule les jours sombres à venir.
Oh Marie !
J'étais là, à tes côtés, quand tu pleurais.
Je ne t'ai jamais abandonnée.
Et quand tu as compris qu'il était ressuscité,
quand ton cœur a bondi de joie,
quand tes yeux spirituels se sont ouverts
et que tu as compris mon plan de salut,
alors je me suis réjoui avec toi.
J'étais si heureux de te voir dans la chambre haute,
attendre avec soif l'Esprit qu'il vous avait promis.
Ensemble, nous avons poursuivi la route.
Tu es restée discrète.
Mais tu as laissé derrière toi un doux parfum d'obéissance qui continue d'inspirer de nombreuses femmes.
Merci, Marie, pour qui tu as été.
Merci d'avoir accepté d'entrer dans les desseins — pas évidents — que j'avais pour toi.
Ton obéissance a été au service de mon plan de salut.
Et plus de deux millénaires plus tard, les humains sont encore au bénéfice de ce que ta soumission a rendu possible.
Merci, Marie, ma très chère fille,
humaine parmi les humains,
mais disponible pour moi, ton Père et ton Dieu.
Ton Père céleste qui t'aime et t'honore.
Références bibliques :
Luc 1.26-38 ; Luc 2.25-38 ; Marc 3.20-21 et 31 ; Jean 19.25-27 ; Actes 1.14
Toi qui viens de lire ou d'écouter cette lettre, ne crois pas qu'elle soit pour Marie seule.
Dieu l'adresse à chacune d'entre nous qui avons dit oui à Dieu un jour.
Laisser Jésus se former en nous et prendre soin de lui, c'est ce que nous faisons lorsque nous collaborons avec le Saint-Esprit.
Et alors, comme Marie, nous avons la grâce de participer à l'œuvre de Dieu.
N'hésite pas à relire cette lettre en gardant ceci à l'esprit.
Sois bénie.
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