Tu es délivrée

Publié le 7 juillet 2026 à 12:04

Ma fille bien-aimée,

 

Je t'ai vue au milieu de la foule.

Je vois bien que tu te fais toute petite,

que tu aimerais passer inaperçue.

 

Pour moi, tu es importante.

Ta présence dans ma maison me réjouit.

Je suis si heureux que tu me cherches !

 

Je connais tes liens, tes peurs, toutes ces choses qui te retiennent captive.

Ces pensées de comparaison qui te font te sentir insignifiante,

cette timidité excessive qui t'empêche de t'exprimer,

cette culpabilité et cette honte qui te collent à la peau,

cette oppression dans ton esprit, qui te fait vivre un enfer.

 

Je sais que tu n'oses même plus espérer autre chose.

Une autre vie.

Une autre histoire.

 

Je vois les efforts que tu fais pour essayer d'être comme les autres,

pour moins te sentir si différente,

si décalée.

 

Mais je sais aussi que malgré ta bonne volonté,

tu ne peux y arriver par toi-même.

 

Tu as baissé les bras.

Tu n'as plus d'espoir.

 

Et pourtant, tu es là, aujourd'hui,

et je me réjouis de ta présence.

Mon cœur de père bondit de joie.

 

Je suis là moi aussi.

Et je te vois.

Je pèse ton cœur et en mesure toute la lourdeur.

 

Relève la tête, ma fille !

Je suis là pour toi.

Me voici.

C'est à toi que je m'adresse.

C'est toi que je touche.

Et ce toucher te fait du bien :

il devient libérateur.

 

Ç'en est assez !

Tu es ma fille,

ma bien-aimée,

et ma bénédiction est pour toi.

Redresse-toi ! 

Tu es libérée de ton infirmité !

 

Ton Père céleste, le Tout-Puissant, qui t'aime infiniment.

 

Texte de référence : Luc 13.10-17

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.