À 22 ans, j'ai mis mon premier bébé au monde.
Je la trouvais parfaite.
J'étais comblée.
Et pourtant…
Trois jours plus tard, tout a basculé.
En larmes dans ma chambre d'hôpital, je me sentais désemparée et malheureuse.
Sans prévenir et sans explication, une sorte de tristesse et d'angoisse s'étaient emparées de moi.
Elles allaient me tenir pendant un an.
Ce fut une année épouvantable.
Ma fille était la seule à pouvoir encore réjouir mon cœur.
Mais dans tous les autres domaines de ma vie, tout s'effondrait.
Je manquais d'élan vital .
Je me traînais toute la journée.
Les tâches du quotidien, à la maison comme au travail, étaient devenues compliquées, pénibles et douloureuses.
J'avais perdu beaucoup de poids lorsque je fus à nouveau enceinte.
Déjà très affaiblie, cette grossesse m'épuisait davantage, et faire face au quotidien devenait de plus en plus difficile.
À trois mois de grossesse, une infection y mis brutalement fin.
Ce fut un jour de larmes et d'intense tristesse.
Ce bébé, je l'aimais déjà. Je l'avais imaginé...
Et maintenant il n'était plus là.
Je me demandais même si je pourrais un jour avoir d'autres enfants.
C'est alors que Dieu m'a visitée
Avec douceur, il m'a consolée.
Il m'a rappelé que cet enfant n'était pas vraiment mort, mais vivant auprès de Lui, et qu'un jour je le rencontrerai au ciel.
Puis Dieu s’est approché encore davantage de moi.
À travers le passage d'Ésaïe 44.1-5, Dieu m'a rappelé qu'il m'avait créée, rendue capable de donner la vie, qu'il m'aimait... et qu'il me donnerait encore d'autres enfants — des enfants qui le serviraient.
Ce jour-là, la dépression fut réduite à néant.
Parce que j’ai laissé Dieu m’approcher,
parce que je me suis blottie dans ses bras,
parce que j’ai choisi de croire sa Parole…
j’ai été relevée.
Dieu était devenu ma joie.
Comme le dit le psalmiste :
"Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie".
Quelques mois plus tard, une nouvelle grossesse s'annonça
Mais l’ombre de cette année de dépression planait encore.
L'emprise terrifiante qu'elle avait exercé sur moi pendant un an me hantait.
Je redoutais plus que tout de retomber dans ses filets après la naissance du bébé à venir.
J'ai donc passé chaque jour de ma grossesse à prier ardemment que Dieu m'en préserve.
Et il l'a fait.
Et il fit même plus
Le verset 49 du Psaume 18 le dit si bien :
"Tu me mets à l'abri face à mes ennemis. Plus : tu me rends victorieux de mes agresseurs".
Un matin, dans une explosion de joie, j'ai mis au monde ma deuxième fille.
Un beau bébé potelé à qui une légère jaunisse donnait un joli teint de pêche.
Mais dès le troisième jour, la dépression — celle que je redoutais tant — tenta à nouveau de m’envahir.
Cela faisait deux jours déjà que je luttais de toutes mes forces, lorsque mon pasteur et son épouse me rendirent visite.
Ils ignoraient tout du combat que je menais.
Et pourtant...
le Psaume 112 qu'ils me partagèrent et les mots qu'ils écrivirent dans l'album qu'ils m'offrirent, me donnèrent exactement les armes dont j'avais besoin.
Le Psaume disait :
"La lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits.
Son cœur est affermi.
Il n'a pas de crainte,
jusqu'à ce qu'il mette son plaisir à regarder ses adversaires"
Et le pasteur écrivit :
"En souvenir de ce jour de naissance,
que la joie soit votre partage
afin que Dieu soit honoré".
Alors j'ai compris
J'ai compris que Dieu voulait que la joie m'habite car c'est ainsi qu'il est honoré.
J’ai compris que cette joie n’était pas optionnelle,
qu'elle était essentielle.
Et surtout,
j'ai compris que Dieu lui-même me donnait la victoire.
Quelque chose a changé en moi, comme un nouveau positionnement intérieur.
Je me suis mise à me réjouir à l’avance de cette victoire déjà donnée.
J’ai regardé mon ennemie en face…
Elle ne m'effrayait plus.
Son pouvoir sur moi était brisé.
Alors la joie, enracinée en Dieu, a pris toute la place.
Et la dépression fut vaincue !
"Vive le Seigneur !
Merci à celui qui est mon rocher !
Qu'on dise la grandeur de Dieu mon Sauveur !"
(Psaume 18.47)
Témoignage de Patricia Hoarau.
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