Et si, entrer dans le repos de Dieu commençait simplement par entrer dans sa présence et à lui parler de cœur à cœur ?
Je vais te faire une confidence...
Pour la première fois, je me suis initiée à l’art du tournage en poterie.
Très rapidement, lors des premières phases du travail, il faut procéder au centrage de la terre.
C’est une étape incontournable.
Sans elle, le travail du potier ne peut pas progresser,
et la pièce ne pourra jamais prendre la forme que le potier a imaginée.
C’est impressionnant de voir comment cet embryon d’œuvre tremble et résiste tant qu’il n’est pas parfaitement dans l’axe.
Et dans sa lutte, la terre peut finir décapitée et inutilisable.
Pour la centrer, le potier doit exercer une pression à la fois latérale et par le dessus.
Il maintient la pression jusqu’à ce que, brusquement, la terre se calme et ne bouge plus.
À partir de ce moment, le potier peut poursuivre son travail, tout en douceur.
Ce geste me fait penser à celui d’un parent qui contient un enfant agité, favorisant ainsi son retour au calme.
C’est un geste ferme et plein d’amour.
La terre ne peut pas faire ce centrage elle-même. Elle a besoin du savoir-faire du potier.
Je me revois, pas plus tard qu’hier, l’esprit sous tension et le cœur chargé de fardeaux.
Je voulais prendre un temps de prière, j’entrais dans la chambre, y faisais nerveusement les cent pas, peinant à me poser…
et je repartais m’occuper d’une nouvelle tâche, reportant encore mon moment avec Dieu.
Pour finir,
je me suis imposé cette pause.
J’ai supplié Dieu de ne pas me laisser dans cet état d’agitation et de me recentrer sur lui.
Petit à petit, la tension interne est tombée.
J’ai arrêté de me débattre.
J’ai pu écouter Dieu,
et recevoir sa paix par ses promesses renouvelées.
Oh oui ! Je suis en sécurité entre les mains de Dieu.
En lui, je trouve le repos.
Affectueusement,
Patricia.
Réflexion
Je comprends que Marie, en choisissant la seule chose nécessaire, a choisi de laisser Jésus la centrer sur lui.
Me poser,
laisser toutes mes bonnes activités,
et rester en sa présence.
Voilà ce qui calme mon cœur et me rend capable d'entendre sa voix, comme une terre malléable entre les mains du potier.
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