Je vais te faire une confidence…
Je m’inquiétais de ne pas assez en faire pour Dieu, de n’être pas à la hauteur de ses attentes à mon égard.
Je craignais que ce « pas assez » ne lui donne la nausée, comme lorsqu’il reproche à une Eglise d’être tiède.
En même temps, j’étais troublée car je sais que nos actions ne l’impressionnent pas et que notre salut ne dépend pas de nos œuvres.
Dans ce fameux passage* de la Bible où Dieu dit que si nous sommes tièdes il nous vomira de sa bouche,
ses recommandations pour éviter cette situation sont « d’acheter de lui » de l’or, des vêtements et du collyre.
Dans le texte original, le mot « acheter » suggère la pensée de « flâner au marché et d’y faire affaire ».
Je crois que ce que Dieu attend de moi, ce ne sont pas des actions supplémentaires,
mais plutôt une attitude de cœur plus disponible.
Il ne s’agit pas de faire mais d’être.
Il souhaite que je flâne avec lui,
c’est à dire que je prenne plaisir à passer du temps avec lui,
que je savoure ces instants de proximité,
que j’échange avec lui pour mieux le connaître et que sa sagesse devienne mon trésor,
que je découvre les sentiments qui l’animent et m’en revête,
que je connaisse sa vision de la vie et m’imprègne de celle-ci.
Ce faisant, ce sera comme si « j’achetais » cela de lui.
Ainsi je serai riche, vêtue et voyant clair.
Alors oui, je vais veiller à ne pas bâcler la lecture de la Bible et la prière…
pas dans la quantité mais dans la qualité de ma disposition de cœur.
Affectueusement,
Patricia.
* Référence biblique : Apocalypse 3.14-22
Prière
Père,
comme Marie qui avait choisi de rester à tes pieds,
aide-moi à discerner ce qui est important,
à me focaliser sur les priorités.
Elle avait compris que profiter de toi
pendant que tu étais là,
était, à ce moment-là, ce qu'il y avait de mieux pour elle.
Apprends-moi à goûter ta présence sans empressement,
sans performance,
simplement heureuse d’être avec toi.
S'il te plaît,
Fais grandir en moi un amour vrai pour toi.
Donne-moi la soif et la sagesse de Marie.
Je veux avoir pour toi l’amour qu’elle te portait.
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