Béni soit l'Éternel !

Publié le 15 septembre 2026 à 05:31

Ma louange est pour mon Dieu

 

C'est vrai, ma vie conjugale n'est pas toute simple.

Mais depuis toutes ces années, Dieu a été avec moi et sa fidélité à mon égard n'a jamais failli.

J'ai souvent comparé ma vie à une marche dans un désert.

Mais c'est sa présence à mes côtés et son secours sans faille qui m'ont permis de tout traverser.

 

Car au milieu de ce désert, Dieu a régulièrement placé de magnifiques oasis verdoyantes.

Il a fait jaillir l'eau du rocher le plus dur pour m'abreuver, ou changé de l'eau amère en eau douce.

Il a pourvu à ma nourriture, physique, émotionnelle et spirituelle en abondance.

 

Dieu ne m'a jamais quittée des yeux.

Et c'est avec tendresse qu'il m'a guidée dans les endroits les plus sombres, les plus froids ou les plus chauds.

Quand j'étais effrayée, il n'a jamais minimisé mes peurs ni ne s'est moqué d'elles.

Mais il a su trouver les mots pour me rassurer.

Mon Dieu est un abri qui ne m'a jamais fait défaut.

Sa Parole m'éclaire et m'indique une direction sûre.

Il m'est arrivé de douter du bien-fondé de ses conseils. Pourtant, avec le recul, je l'atteste : les conseils de Dieu sont bien plus sages que les nôtres.

Sa pensée est souvent si éloignée de la mienne !  Mais j'ai appris à lui faire confiance.

J'ai découvert que quelles que soient les circonstances, je ne suis nulle part mieux qu'entre les mains de Dieu.

 

Mon cœur déborde de reconnaissance pour mon Dieu si bon qui m'a préservée des morsures des serpents et des scorpions, des pensées et des projets destructeurs.

Il a protégé ma vie et mon cœur.

Il a renouvelé mes forces au cours de la marche.

Dans ma faiblesse et mon vacillement, la bonté de Dieu a été un soutien réel, stable et proche.

 

Et ce qui est extraordinaire, c'est qu'au milieu même de ce désert, traversé durant de si longues années,

j'ai mûri, je me suis épanouie et j'ai prospéré.

Le désert n'a pas eu raison de moi.

Il a été un lieu de formation et de transformation.

Un lieu de rencontre avec Dieu, d'intimité avec lui.

 

Avec Dieu, le désert n'est jamais une destination finale.

Je le sais, une nouvelle saison arrive.

Une saison où le cyprès et la myrte pousseront à la place des épines, où la tristesse se changera en joie.

C'est sa promesse et je la garde.

 

Oui ! Mon âme bénit l'Éternel !

 

 

Ma part et celle de Dieu

Dernièrement, je méditais sur l'histoire de la veuve du prophète (en 2 Rois 4.1-7).

Elle était dans une situation qui dépassait son contrôle. Elle ne voyait aucune solution. 

Alors, elle est allée chercher de l'aide auprès du prophète Élisée, comme nous allons crier notre détresse à Dieu.

 

Elle lui expose sa situation désespérée.

Et Élisée lui répond : 

"Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Qu'as-tu chez toi ?

 

L'attente que la femme place dans le prophète lui est renvoyée comme un miroir. 

La question lui est retournée car les choses ne se feront pas sans elle — même si Dieu y met son grain de sel.

 

Qu'as-tu chez toi ?...

Cette question est étrange. Le créancier est allé chez elle et n'a rien trouvé de suffisant pour régler la dette.

En lui posant cette question, Élisée l'oblige à aller chercher une ressource oubliée : un petit pot d'huile.

Ressource d'apparence insignifiante. Quelque chose de si petit que même le créancier ne l'a pas vu.

Elle cherche, puis nomme cette ressource. C'est comme une déclaration, une reconnaissance de ce que Dieu m'a donné, un bon dépôt qui subsiste, un talent, une habileté sous-utilisée.

 

Alors, puisque je venais de crier à Dieu pour ma situation conjugale difficile (une incapacité à communiquer sainement qui existe depuis le début et qui persiste dans le temps — nous faisant souffrir tous les deux), j'ai demandé :

— Ok, Père, y a-t-il une ressource en moi que je n'exploite pas ?

 

Et Dieu m'a répondu :

— Oui : l'écoute.

 

L'écoute...

Je suis une professionnelle de l'écoute. J'ai même formé des gens à cela.

De plus, j'ai l'impression d'avoir passé ma vie à écouter mon mari. Comme Pierre, pêcheur professionnel, qui avait passé la nuit à jeter ses filets sans rien prendre.

 

Je dois l'admettre : jusqu'à présent, mon écoute a été complètement infructueuse.

Mais il faut le dire : toute ma belle théorie volait toujours en éclat dès qu'une discussion sérieuse démarrait entre nous.

 

Alors je me mets à l'œuvre. Dès qu'une occasion se présente, je pense :

  • Écouter attentivement
  • Ne pas chercher à répondre
  • Reformuler
  • Manifester de l'empathie

Et je m'y exerce.

 

Ce n'est pas parfait, mais je suis quand même étonnée de voir mes avancées.

Et je rends grâce à Dieu pour son instruction et sa guidance.

 

Multiplication et transformation

La part que Dieu se réserve est extraordinaire : 

ce petit peu que je donne, ce pas de foi et d'obéissance, il le multiplie et le transforme.

Le mot hébreu traduit par "vase" pour parler des récipients qu'elle a récupérés auprès des voisins est "Keliy". Ce mot signifie : sans importance, sans valeur, vains, vides, misérables.

Ce sont des vases dont on n'a plus l'utilité et qui sont destinés à la déchetterie.

 

Si je suis honnête, je crois que ce sont des qualificatifs qui correspondent assez bien à notre capacité à communiquer.

 

La femme utilise sa petite ressource : son petit pot d'huile.

Et Dieu fait le reste.

Elle verse et verse encore.

Et les pots "Keliy" se transforment en "Male", ce qui signifie : pleins, plénitude, abondance, comblés, valeur.

 

Quelle différence, n'est-ce pas ?

 

Je crois en la sagesse de Dieu.

Je crois à sa fidélité.

Comme cette femme a pu remplir une très grande quantité d'huile à partir de son petit pot, et ainsi trouver une solution à son problème,

comme Pierre a fait une pêche miraculeuse en jetant encore une fois son filet sur la parole de Jésus...

je sais que Dieu multipliera ma petite ressource qu'est mon écoute et transformera ainsi la qualité de notre communication.

 

Il est possible qu'à un moment donné Dieu me montre une autre ressource à utiliser. Si c'est le cas, je lui ferai encore confiance.

 

Car, comme le dit un chant :

"Si le passé parlait, il me dirait que mon Dieu n'a pas terminé.

Ce qu'il a fait, il peut le refaire.

Donc ma confiance est en son Nom."

 

 

Que l'Éternel soit béni car ses œuvres sont parfaites et sa fidélité est grande.

Mon espérance est en lui.

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