3 reines - 3 façons d'exercer son influence

Publié le 28 janvier 2026 à 07:36

Nous exerçons toutes une influence sur quelqu'un : dans nos familles, dans notre travail, dans nos relations, dans nos engagements, par nos paroles, par nos silences, par nos choix...

La question n’est pas de savoir si nous influençons, mais avec quel cœur.

 

Jézabel, Athalie et Esther sont trois reines.

3 femmes d'influence.

3 empreintes différentes.

 

Laissons-nous instruire par ces exemples afin de choisir consciemment le type d'influence que nous voulons exercer.

Jézabel : une reine sans scrupules

 

L’ambition n’est pas mauvaise en soi. Elle peut être un moteur pour accomplir de belles choses, pour construire, pour élever, pour servir.

Mais chez Jézabel, son ambition est mêlée de domination, de perversion, de manipulation... et j'en passe.

Ses valeurs morales, spirituelles et sociales sont à l’opposé de celles de Dieu.

 

Pour parvenir à ses fins, elle outrepasse ses droits, manipule, fait usage de faux, colporte des mensonges, détruit la réputation d’autrui.

 

Jézabel ne se préoccupe ni des besoins, ni des sentiments, ni des droits des autres.

Ni de ceux de Dieu, d’ailleurs.

 

Sa seule préoccupation est de montrer au monde qui elle est, et surtout de prouver la puissance de son mari.

Son identité se nourrit du regard des autres, de la crainte qu’elle inspire, de l’image qu’elle projette.

Ce qui compte pour elle, ce n’est ni la justice, ni la vérité, ni la droiture, mais le pouvoir et les richesses. 

 

Elle ne supporte aucune frustration et elle impose son influence, écrase, humilie, écarte quiconque pourrait lui faire de l’ombre.

 

 

Jézabel n'est pas si éloignée de nous

 

  • Nous lui ressemblons lorsque nous calomnions une collègue pour avoir le poste auquel elle aspirait, lorsque nous tentons de voler le marché d'une autre entreprise, lorsque nous convoitons le fiancé de quelqu'un et que nous agissons injustement pour nous l’approprier...

 

  • Nous lui ressemblons lorsque nous préférons gérer nos relations et nos circonstances selon notre sagesse plutôt que selon les conseils divins.

 

  • Mais aussi lorsque nous voulons à tout prix faire valoir nos droits, sans considérer réellement l’intérêt, la dignité et le cœur de l’autre.

 

Examinons-nous :

  • Suis-je capable de me réjouir sincèrement de la réussite de l'autre ?
  • Suis-je généreuse ?
  • Est-ce que cherche à aligner mon cœur sur celui de Dieu ?

Athalie : une reine égocentrique

 

Athalie était la fille d'Achab et Jézabel. Elle n'a pas grandi dans un environnement propice à l'apprentissage de l'empathie, de la compassion et de la tendresse.

Son cœur était sec, fermé et insensible.

Même les liens familiaux ne la faisaient pas vibrer.

 

Athalie avait des enfants. Elle était même grand-mère. Mais rien n'a pu l'attendrir.

 

Ce qui comptait pour elle, c'était sa position, son rôle, son statut social.

Son travail était devenu son identité.

Sa fonction était devenue sa raison de vivre.

 

Elle n'était plus seulement Athalie.

Elle était Athalie la reine. La dirigeante. La femme de pouvoir.

 

Attention, je ne suis pas en train de dire qu'avoir un poste élevé et de grandes responsabilités sociales est mauvais en soi.

C'est l'attitude du cœur qui compte.

C'est la présence ou l'absence d'amour qui fait la différence.

 

À la mort de son fils qui était roi, Athalie fait mourir ses propres petits-enfants pour régner à leur place.

La fonction devient plus importante que la vie,

la position plus sacrée que les liens.

 

 

Et s'il nous arrivait de ressembler à Athalie ?

     

    • Nous risquons de ressembler à Athalie quand nous faisons passer notre travail, notre statut social ou notre carrière avant nos enfants. 
    • Ils pourraient alors être sacrifiés sur l'autel de la réussite : pas de temps pour eux, négligences, inversion des priorités, liens affaiblis. L'enfant devient un problème à gérer au lieu d'être un cadeau à accueillir.

     

    • Je m'interroge aussi sur nos colères parfois mal gérées vis-à-vis de nos ados. Que penser de cette façon d'user de violence verbale ou physique pour s'assurer d'avoir toujours "autorité" sur eux ?

     

    Examinons-nous :

    • Y a-t-il de la douceur dans mon cœur ?
    • Suis-je parfois capable de mettre mes priorités de côté pour me pencher sur celles de mes petits ?
    • Y a-t-il de la place pour eux dans ma vie ?

     

     

    Esther : une reine tournée vers autrui

     

    Esther est une vraie bouffée d'oxygène, une fenêtre ouverte sur le monde des possibles.

     

    Alors, non, c'est vrai, sa vie n'est pas facile : on a décidé à sa place de ce que serait sa vie, faisant fi de son cœur, de ses sentiments, de ses rêves...

    Et le chemin qu'on lui a tracé ne fait pas vraiment rêver : elle se retrouve dans une prison dorée.

     

    Malgré ces circonstances difficiles, Esther garde un cœur doux et humble qui la rend agréable et lui attire la faveur de sa hiérarchie... et même du roi.

    Elle devient reine.

     

    Elle aurait pu se dire que sa vie avait déjà été suffisamment sacrifiée, qu'elle méritait maintenant de jouir paisiblement de son nouveau statut.

    Mais lorsqu'elle a su que son peuple était en danger, elle a pesé les risques bien réels pour sa propre vie et a choisi de braver la difficulté, au risque de perdre sa position, ses privilèges et même sa vie, pour le bien d’un plus grand nombre.

     

    Pour elle, régner, avoir du pouvoir, ce n'était pas pour son propre bonheur. Elle a décidé d'utiliser sa position pour secourir ceux qui étaient menacés de mort.

     

    Son choix réclamait du courage et de l'amour.

    Elle avait peur mais elle est passée au-dessus d'elle, puisant sa force et trouvant sa sécurité en Dieu.

    Sais-tu que tu ressembles à Esther ?

     

    • Tu lui ressembles chaque fois que tu choisis l'amour et l'attention pour ceux qui sont sous ta responsabilité — tes élèves par exemple, tes administrés, les enfants de ton Église, l'équipe dont tu es responsable...

     

    • Quand tu uses de délicatesse et de sagesse pour aborder un problème. Et que tu ne règles pas cela de façon frontale.

     

    • Quand tu tentes une démarche en faveur d'autrui, même si cela te met dans l'inconfort.

     

    • Quand, dans une situation qui t'effraie, tu cherches le conseil et le secours de Dieu pour savoir comment te comporter.

     

    • Quand tu choisis le chemin de l'humilité au lieu de celui de l'orgueil.

     

    • Quand tu acceptes de recevoir des conseils, que tu t'entoures d'intercesseurs et que tu pries en faveur des autres.

     

    Oui, tu ressembles alors à Esther.

     

     

    Je t'invite

     

    Prends un moment pour repérer quelles sont les personnes sur qui tu exerces une influence, peut-être sans avoir aucun titre, aucune fonction spécifique.

     

    Serais-tu d'accord pour demander à Dieu de t'aider à exercer une influence qui soit

    • sel et lumière,
    • amour et douceur,
    • à l'image de celle que Dieu lui-même exerce sur nous ?

     

    Car la plus belle influence n’est pas celle qui impose, ni celle qui impressionne, mais celle qui aime, relève, éclaire et restaure.

     

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