J'ai cru que Dieu ne pouvait plus m'aimer

Publié le 3 mars 2026 à 03:00

Il existe des moments où la douleur devient si forte qu’elle brouille tout, même notre perception de l’amour de Dieu. Ce témoignage raconte une période de ma vie où, blessée et submergée par la culpabilité, j’en suis venue à croire que Dieu ne pouvait plus m’aimer.

Contexte

 

Bien qu'étant nous-mêmes en situation assez précaire, nous avions tendu la main à une famille qui n'avait, à ce moment-là, ni toit ni travail.

C'est de tout notre cœur que nous les avons aidé du mieux que nous pouvions.

 

Nous n'attendions pas particulièrement de reconnaissance.

Mais une chose est sûre, nous n'attendions pas ce mépris dont ils firent preuve en retour.

 

 

Embrouille spirituelle

 

J'étais si blessée ! Je ne comprenais pas.

Douleur et colère se mêlaient en moi.

Je trouvais leur attitude impardonnable.

 

Aïe !

Jésus ne dit-il pas que si nous ne pardonnons pas aux autres leurs offenses, notre Père céleste ne nous pardonnera pas non plus ?

 

La culpabilité, épaisse et lourde, a envahi tout mon espace psychique.

Mon mari, lui aussi très affecté par la situation, adoptait une attitude négative qui ne faisait qu’accentuer ma tristesse et mon sentiment de dévalorisation.

 

La douleur morale était si intense que, malgré nos enfants en bas âge, des idées suicidaires ont commencé à germer en moi.

Elles se sont présentées comme étant la seule solution, l'unique échappatoire de cette souffrance.

Je savais où trouver la corde.

J'avais repéré les grands arbres au fond du terrain.

Il me manquait une chose : je ne savais pas faire les nœuds coulants.

 

À l'époque, pas d'internet. Pas évident de se renseigner sans attirer l'attention ni éveiller les soupçons.

Ceci a retardé la mise à exécution de mon projet suicidaire.

 

Pourtant, au milieu de cette nuit intérieure, quelque chose en moi continuait encore à crier vers Dieu.

 

 

Comme un S.O.S.

 

Je pleurais beaucoup, tous les jours.

Mon esprit voulait pardonner, mais mon cœur refusait.

Je passais en boucle un chant dont je chantais les paroles en pleurant, comme un S.O.S. lancé vers Dieu.

Le refrain du chant disait :

"Guéris mon cœur, calme ma douleur.

Je choisis de pardonner,

Et j'apprends à vivre

Acceptant les blessures de mon âme.

Viens guérir mon cœur, ô Seigneur !"

 

J'étais torturée dans mon esprit, croulant sous la tristesse et le sentiment de culpabilité, persuadée que ma condition ne pouvait pas s'améliorer, que je n'avais pas de secours possible auprès de Dieu.

Je ne voyais pas encore que Dieu était déjà à l’œuvre au milieu de mon combat intérieur.

 

 

Secours de Dieu

 

Pourtant, un jour, bien que toujours dans le même état d'esprit, mes pensées s'arrêtèrent sur une vérité étudiée peu de temps avant : l'amour fidèle et éternel de Dieu.

 

Je me souviens lui avoir dit :

"Dieu, je ne ressens pas ton amour en ce moment et mes pensées m'accablent.

Mais tu dis : Je t'aime d'un amour éternel, c'est pourquoi je te conserve ma bonté.

Alors je crois que tu m'aimes encore et malgré tout, même si je ne le ressens pas, même si mon esprit me condamne." 

 

En réalité, je ne me suis pas exprimée aussi clairement que cela. Mais heureusement, Dieu sonde notre cœur et comprend nos prières même si elles sont incomplètes et maladroites ou même lorsqu'elles ne sont que des soupirs.

 

Et c'est alors que le miracle s'est produit :

À l'instant même, ma tristesse, mon sentiment de culpabilité et ma douleur morale sont partis, d'un seul coup. C'était incroyable !

Une image mentale m'est venue : un chien — ou un loup — partait honteux, la queue entre les jambes.

 

La délivrance était là, grâce à Dieu.

Je m'étonnais d'avoir été habitée et secouée par de telles pensées.

 

 

Une meilleure compréhension

 

Rassurée dans mon identité d'enfant de Dieu, j'ai compris que ce qui importait à Dieu, c'était la disposition de mon cœur qui souhaitait trouver le chemin du pardon.

J'ai su qu'il m'accompagnerait dans ce cheminement, avec tendresse et patience... et c'est en effet ce qu'il a fait.

 

 

Un acquis pour toujours

 

Par ailleurs, ce jour-là, l'expression : "le bouclier de la foi", a pris une signification toute particulière pour moi.

J'ai compris que saisir les vérités de la Parole de Dieu, c'est comme se saisir d'un bouclier qui arrête les flèches de l'ennemi.

C'est hautement efficace.

 

Je vous assure que j'aime le porter, ce bouclier, et qu'il me permet très souvent de déjouer les attaques de l'adversaire, notamment lorsqu'il m'attaque par le biais des pensées.

 

 

Alors...

 

Si aujourd’hui ta vie ressemble à un champ de bataille, puise dans la Parole de Dieu les vérités que tu peux brandir comme un bouclier. Même une foi fragile, placée dans ce qu’Il dit, peut arrêter les flèches qui te font vaciller.

 

Sache que Dieu n'attend pas une foi parfaite, ni des exploits spirituels, ni même de grandes et belles prières.

Il désire juste un cœur qui se tourne vers lui.

Si tu le veux, prends un moment pour parler à Dieu, même avec des mots hésitants. Il entend les cris du cœur.

 

 

Témoignage de Patricia Hoarau


Si tu veux écouter le chant qui a été pour moi comme un S.O.S. lancé à Dieu, clique sur la vidéo ci-dessous.

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.